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chaque l'armes
 
À chaque l’arme
Coulant sur ton visage
Reste une partie de nous

Ce soir l’orage
Me rappelle encore
Ton départ

Ton amour tel un au revoir
Tes je t’aime appris par cœur
Je les maudirai en ta mémoire

Pourtant je t’offre par amour
Mon instinct sauvage

À chaque l’arme
Coulant sur ton visage
Reste une partie de nous

Ce soir l’orage
Me rappelle encore
Ton départ

Je te ramène vers moi
Loin des ombres et de prières

Allant vers toi pas à pas
Prenant le chemin de ton cœur
Pour toi j’irai jusqu’au bout du monde
 
À chaque l’arme
Coulant sur ton visage
Reste une partie de nous
 
Ce soir l’orage
Me rappelle encore
Ton départ

Tel un vœux un moment à refaire
Fermant les yeux un moment
Juste pour te revoir

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COMME UNE ÉTRANGÈRE

Comme une étrangère
J'erre depuis si longtemps
Dans les chemins obstrués
De la ville à chercher un abri

Comme une étrangère
À quoi bon me mentir
Dans mes silences

Laisse-moi me reposer
Dans les clergés du ciel

Depuis ma tendre enfance,
Je voyage de foyer en foyer
Où l'on veut de moi la petite orpheline
Comme une étrangère
J'erre depuis si longtemps
Dans les chemins obstrués
De la ville à chercher un abri

Qui sera mon oreille, mon courant?
Vous qui savez tous mais qui ne faites rien
Me disant être à l'abri le soir venu
À contourner la ville à chercher un abri

Dans le vaste infini de l'oubli
Je suis de celle qu'on dévoile
Qu'on oublie moi l'orpheline

Trouverais-je la force de peindre
Un sourire à mon enfance blessée?

À tous tes rêves encore oubliés,
Je retrouverai la force crois-moi!
Crois-moi, je retrouverais celle que j'étais
Avant qu'on abuse de moi!


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DAME PLEURE DAME VIE

Sur cette plage enchantée
Dame pleure dame vie
Belle de ses jours
Tant de ses nuits
Dame pleure
Dame vie
Les oiseaux sifflent
Son message
Que des mots d'amour

Dame pleure
Dame vie
À côté de mes nuits
Je ne peux pas l'oublier
Non jamais
Belle de ses jours
Tant de ses nuits
Dame pleure
Dame vie


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DANSE, DANSE, DANSE

Danse danse danse
L'amertume le silence

Sirènes des grands planchers
Laisse ta sueur se cendrer
Dans les ruelles incolores

Danse, danse, danse
Sur le trône de l'aiguille d'acier
Danse reine des damnés

Tu fais chiner le plancher
Des rues rock 'and' roll
Aussi ravageuse qu'une veuve noire

Tel un spider solidaire
Tu m'accroches à ta toile empoisonnée

Danse, danse, danse
L'amertume le silence
Danse, danse, danse


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Ses moments de vérité

Le soir, elle pleure
Le silence de ses aveux

Ses amours l'ont quitté
Se refermant sur la vitrine de ses rêves

Elle étouffe le mal en elle
Ne pouvant retrouver

Dans son cœur
Ses moments de vérité


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FRÈRE D'ARME

Et d'encrier de l'arme

De la rue à l'écriture¸
Nous transcrivions nos veines
Sur papiers sauvages

Ayant grandit dans la même révolte
Nous avions les mêmes chimères

Le soir noyant nos larmes de sang
Dans nos prières, les mains liées par l'acier
Derrière les barreaux de notre cerveau

Seul criant au noir nos offenses
Notre délivrance de l'encre tachetée de sang
Dans les abîmes de nos rêves envolés

Fermant nos paupières sur les tombes
De notre passé pour ressusciter
En ses quelques mots d'un présent encore inachevé

À l'opéra de la bêtise humaine où nous ne sommes que spectateur
Du socle d'un monde jadis perdu dans les catacombes cadavériques

Se renferment mes yeux afin de voir un monde meilleur
Où tous et chacun aurait la sainte lumière dans le scintillement de leurs yeux
Un lieux glorieux où nous seront des milliards d'humains,
tous marchant dans la même lumière


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JE SUIS COMME JE SUIS

Tu me regarde
T'en reviens pas

Tu te fous de ma gueule
Pis moi je m'en fou
Car je suis comme je suis

T'as beau avoir
Ce que je n'ai pas

Pourvu que moi
Je sois bien
avec moi-même

Dans le fond
de mes tiroirs

Pleins de vieux souvenirs
des photos
Qui m'interpellent

Tu me regarde
T'en reviens pas

Tu te fous de ma gueule
Pis moi je m'en fou
Car je suis comme je suis

Au juste, je pars
en liaison
avec mon vieux passeport

Retrouvé
qui je suis
Qui J'aurai pu être

Je combat mon stress
Car la fatigue m'emporte
Au diable mes vieux remords

Tu me regarde
T'en reviens pas

Tu te fou de ma gueule
Pis moi je m'en fou
Car je suis comme je suis

Quand je serai rendu
Au bout de mon chemin

Je me rappellerai
qui je suis
qui je suis


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LE CÉLIBATAIRE

Je suis un célibataire
Un chômeur salarié
Un solitaire de fins de semaine
Le jour, je travaille jusqu'à l'ennui
Le soir, je chante mes oublis
Le regard fixé au mur
La vieille horloge m'interpelle
Dans mon appartement
Tous semblent tristes
Je suis un célibataire endurci
Qui s'obstine dans son décor
Je suis dépendant
De mes dépendances
Je n'en suis encore qu'un
Parmi tant d'autres
S'étalent dans ta vie
Dans mon appartement
Tous semblent tristes
J'suis un célibataire endurci
Qui s'obstine dans son décor
Le jour, je travaille jusqu'à l'ennui
Le soir, je chante mes oublis


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LA PAGE BLANCHE

Tu écris au blanc

Tu cries au noir ton karma

De l'encre sur papier

Transcrivant noir sur blanc

Ton calvaire, tes ennuis

La déesse de l'aurore à la recherche de l'inodore

Tu es à la recherche d'un cul familier

Un cul pour te compenser

Ta vie comme une page blanche

Tu écris noir sur blanc ton karma

Trop tard t'as signé, saigné le contrat

Tu fais du pouce sur le bord du gouffre

Ta vie comme une page blanche


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ORPHELIN DE LA LUMIÈRE

Depuis des années lumières
Tu erres sur cette terre
Orphelin de la lumière

De ton berceau l'humanité
Le monde t'as protégé

Dans une immensité de sagesse
Tu as su protéger avec finesse

Ta terre mère
Qui était le bouclier de l'univers

Dans un monde de prière
Qui ont voulu te faire taire
Ta sagesse a su les défaire

Orphelin de la lumière,
Tu porte sur tes epaules le sort de notre terrre


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QUI NOUS SOMME

Qui croira,
Qui verra, Somme-nous
Nul ne saura jamais pourquoi
Nous portons les silences

L'homme s'est trahi
Pour qui?
Pourquoi?
L'homme
A trahit

Nous ne sommes
Que des hommes
Aux cœurs fragiles

Nous éduquons
Et délaissons
Qui nous somme

Nous vaguons à notre dérive
Dans nos illusions nos rêves
De l'histoire que l'homme trahit

Nul ne saura jamais
Pourquoi nous portons
Le silence l'homme a trahit

Pour qui? Pourquoi?
L'homme a trahit


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Ton histoire ne sera jamais mienne

Tant de temps
Autant de peines
Ton histoire ne sera jamais mienne

Seul, je suis ton ombre
Je te recherche dans ma lumière

Tel un cri du cœur
Se voulant éternel
Temps d'amour
Temps de peines

Si tu me délaisses
Pour un soupçon de tendresse
Tu auras tant de mal
temps de déveine

Tant de temps
Autant de peines
Ton histoire ne sera jamais mienne


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AUX PORTES DE LA NUIT

Aux portes de la nuit
Mon âme en est conquise

L'espace d'un je t'aime
Qui n'a point su subsister

La douleur d'espérer
La douceur du mal aimé
Un cri d'amour dans le noir

Aux portes de la nuit
Mon âme en sursis

Attendant le silence
Des ombres
Recherchant sa lumière

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BLESSURE DE L'ÂME

Blessure de l'âme
Blessure d'une larme

Le cœur écorché
Des aveux d'un non amour

Un cri du cœur
Se voulant éternel
La pluie larmoyant
Les yeux sans regards

Vision ténébreuse
D'une insupportable trahison

Blessure de guerre
Le combat du silence
L'amour tel aurait porté son nom


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LA NOIRCEUR

Seul dans le noir
N'entendant que le souffle
Du silence

Murmure les craquements
De l'insomnie

Entendant les échos
Des âmes meurtries

L'armée des ombres
Guette le chemin
De la sainte lumière

Aux portes des ténèbres
Mes veuves m'appellent

Seul face à la noirceur
De mes pleurs, je m'abreuve
Regardant au ciel

Me guidant vers le purgatoire
Des anges

Où Dieu me pardonne
De sa miséricorde


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ENTITÉ

De ma naissance, tu as mûri
Mes calvaires, tu as suivi
Dans mes impardonnables solitudes,
Tu me vêtis de mes silences

BEAUTÉ BRÛLANTE

Beauté brûlante de valse temps
Muse est-elle dans ses brûlantes démarches
Beauté fleurissant le temps
Doux givre de ses regards d'antan

CAUCHEMAR

Comme un rêve devenu grand
Elle envahit mon corps, mon sang
Diablesse prononce
Subtilement des je t'aime
Balisant mon cœur
De ses rêves inavoués
Déesse de mes nuits endiablées
Que verse mon sang dans ses yeux
Cauchemar elle y reste encore


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ENTRE LE TEMPS ET TOI

L'hiver a passé
Entre le temps et toi

Givrant à la fenêtre
Les souvenirs fantomatiques
De ma mémoire

Au bord de la rivière perdue
De ses larmes ravageuses
S'éteindront mes derniers pleurs

Dans la forêt des délaissés
Hanteront tes souvenirs
Tes je t'aime que je vais maudire

Sur un arbre écorché de son écorce
J'y graverai ses dernières notes

Entendant l'appel de la nature
J'irai vers de vertes aventures


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LE PRINTEMPS

Le temps passe sous les fleuves endormis
Se figeant à ton corps de glace
Laissant transpirer un désir vermeil
Mélangé à tes brunâtres et orangères couleurs
Sous une pluie larmoyante tu te consumes en silence

Ton eau vive qui coule
Sous les ponts de pierres
S'alourdit sur tes paupières

Ne laissant qu'au passage
Un chemin tracé par le vent


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ILLUSION

Mon cœur bouillonne d'illusions
Il en émerge des milliers de mots et d'images
J'en perçois ton reflet

Dans l'ombre de ma matière grise
Et au fond des entrailles
De mon cœur j'entends tes cris

Ah oui! Je te reconnais amour!
Ai-je commis des fautes pour te croire trépassée?
Me laissant cœur saignant de son encre

Est-ce seulement une illusion du passé?
Ton odeur comme ton sourire hantent mes sentiments
Tant de larmes versées pour toi
Ici et maintenant sous de nouvelles formes
Te séduire encore une fois

J'écris poésie en cette nuit mortifère Je vis un enfer
Comme ma plume glissant sur papier noir
Encrant solitude et désespoir
À l'ombre de mon ennui, j'écris poésie
Toi ma muse et amère maîtresse de mes soirs d'angoisses
Tu es âcre de ton passage toi douce et folle poésie
Je ne suis que celui qui t'écris tu es diablesse et romanesque
Mais que coulent tes mots sur ma peau de papier
Car mortifère est mon calvaire


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VESTON DE CUIR ET STYLO URBAIN

MOTS À MOTS

Mes yeux s'alourdissent sur mon écran,sur lequel je transcris mots à mots des émotions qui s'entremêlent au fond de moi malgré le calme plat de mon appartement. De ma fenêtre, je peux entendre des cris de souffrance qui provient de l'extérieur. Y jetant un œil dehors, je perçois la déchéance qui se moule au décor de la ville. Dans le brouillard de la nuit, les murmures du silence se font ressentir. Le mal de vivre à s'en écorcher l'âme comme l'amour à main armé. Lors de cette nuit grise et désenchantée, mes mains tremblent transcrivant sur mon écran mot à mot les mouvements décadents d'un théâtre urbain qui défilent devant moi. Écrivant un livre dans lequel les marginaux ainsi que les gens de la rue sont les personnages de mon histoire, l'héroïne se vend sur la rue de l'espérance. Le trafic de drogue se situe principalement sur le boulevard de l'adversité et du combat. Du bout de ma plume, je transcris mot à mot l'enjeu de la bêtise humaine qui amène chaque jour les enfants du désespoir à vivre un cauchemar éveillé. Je voudrais apporter un changement à leurs situations, mais j'en reste malheureusement impuissant. Voulant faire ma part, en mémoire de leurs vécus, je dénonce en mes mots leurs fléaux.


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ENFANTS DU DÉSESPOIR

Le soir venu, la ville ouvre ses portes au désespoir. Dans un déluge d'images, se transforme en quelque sorte un bordel clandestin. Sur la rue de l'espérance, les somnambules de la déchéance ainsi que les enfants du désespoir clament un peu de chaleur pour calmer leurs malheurs. Certains se remémorent leurs souvenirs étouffés et consomment pour aller vers de meilleurs horizons, ne se rendant pas compte qu'ils sont victimes de la bêtise humaine. Ils vivent à petite dose leurs déchéances, billet aller simple en enfer. Celui dans lequel ils se retrouvent chaque jour au coin du trottoir rue de l'espérance.


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LA FUGUEUSE

Depuis le début de son adolescence, elle a délaissé le nid familial en machant nuit et jour, son sac de cuir à la main. Contournant le vent froid de l'automne. Ne sachant où aboutir, vivre ou mourir lui importe peu. Allant jusqu'au bout du calvaire de sa vie. Essayant d'oublier ses ennuis, elle recherche l'amour pour elle encore inconnu. Pour le trouver, elle donne son corps en échange de ce qu'elle croit être de la tendresse. Quand elle se rend compte qu'on a profité d'elle, elle essaie d'oublier qu'un jour on l'a abusé. Aucun homme qui la touche ne la laisse pleurer ses silences. Après avoir passé sur elle, ils la laissent repartir dans ses moments de vérité. Vers la rue, seul endroit qu'elle a connu jusqu'au présent.


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SECONDE NAISSANCE

Ayant jeté l'encre
Dans la mer
De tes yeux

Voguant à la dérive
Dans tes paradis perdus

Afin de retrouver
Les trésors
Enfouis dans le coffre
De tes lourds passés

Asséchant tes larmes
Muettes sur ton visage
Pour enfin te redonner
Amour et caresses

Pansant de ce fait
Les fléaux qui te blessent

Te berçant en silence
Comme si c'était
Ta seconde naissance


 

JEAN-SIMON BRISEBOIS

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